dimanche 19 décembre
J'ai migré...
Là : antigone.viabloga.com
mercredi 15 décembre
Encore des photos
Et puis j'ai aussi ces deux photos que j'aime bien :


Roman photo
En attendant un train en retard, en essayant simplement de saisir le brouillard :



(Allez savoir comment, mais si je poste ce soir, c'est que j'ai réussi à me connecter sur internet depuis mon foyer...)
mercredi 08 décembre
Racontage de conneries de quand j'arrive plus à travailler
Lundi 7 décembre 04
Arf,
le train de hier... Quel bonheur d'en descendre enfin ! A côté
de moi, j'avais un récit d'accident dans un talus, et les
copains d'hôpital rencontrés, les petits jeunes hommes
"23 ans, rendez-vous compte !!!" renversés par des
mercedes. C'était triste. Puis de l'autre côté de
l'allée, trois vieilles filles s'entretenaient de cimetières.
C'est pas comme si les dimanches de décembre étaient
les jours les plus gais de l'année, alors quand en plus il y a
des gens qui en rajoutent une couche...
J'avais toutes mes idées
d'un long article. Puis on nous a rendu deux contrôles, et
c'est pas brillant. Genre que ça me fait 2,75 de moyenne, sur
6, quand la moyenne c'est 4. Alors je vais travailler pour l'autre
contrôle de demain plutôt que d'écrire des longs
articles. Je vais m'accrocher, car je suis une fille acharnée,
la même que celle qui lui parle comme si de rien n'était,
et lui dit, à l'autre, là : "Je sais que je n'y
suis pas à ma place, mais ça me donne encore plus envie
d'en sortir diplômée."
Je dis ça, mais ma
place, je n'ai aucune idée de là où elle est.
Peut-être l'an prochain ou dans deux ans m'y trouverais-je,
mais avant ça il faut passer par cette année de maths,
ou ces deux années, si je redouble celle-là, même
si je trouve ça trop uniformateur.
Choc tout à
l'heure en remontant dans ma chambre après le repas : il était
19h15, et je me suis dit que je ne parlerais à personne
pendant douze heures. Je comprends maintenant pourquoi je parle tant
pendant la journée, et pourquoi seule dans ma chambre j'ai
besoin d'exprimer à voix haute les commentaires que je me
ferais autrement mentalement. Je parle à ma grenouille, mais elle ne répond jamais.
Mardi
7 décembre 04
Tout cela est excessivement banal. Je
pense aux étudiants qui viennent d'Afrique, par rapport
auxquels ma nostalgie de la maison c'est vraiment du n'importe quoi. Moi énerve
je. Ou je énerve moi. J'en sais rien.
C'est un truc que
je n'avais pas écrit, puisque ça s'était passé
en descendant du train, mais ça m'avait fait du bien, oh,
c'était ridicule, sinon, mais ça m'a fait rire, et
c'était mignon. Je ne sais pas raconter, mais c'était
autrement mieux que la semaine passée, quand un homme, plutôt
âgé, d'après ce que j'ai vu, a perdu
connaissance. Le train ralentissait déjà, on arrivait ;
une jeune femme, plutôt paniquée, criait dans le wagon :
"Y'a un médecin, ici ?" et tout le monde se
regardait, mais il n'y avait pas de médecin. Une ambulance est
arrivée quand j'attendais le bus devant la gare. Les
ambulanciers ne semblaient pas pressés.
C'est le genre de
truc que je ne connais pas, alors c'est sûrement pourquoi ça
m'émeut un peu... C'est classique le dimanche soir : un couple
qui se dit au-revoir sur un quai de gare. C'est la demoiselle qui
s'en va. Alors elle quitte les bras de son n'amoureux, appuie sur le
bouton pour ouvrir la porte du train, monte dans le train (enfin,
même pas, plancher rabaissé oblige), mais, car ce n'est
pas fini, le type se dit soudain qu'il aimerait bien encore embrasser
sa copine, fait demi-tour, appuie à son tour sur le bouton de
la porte du train, qui se rouvre, la fille se retourne, ils
s'embrassent, puis le type se dit que les trains ça démarre,
et qu'il serait temps qu'il s'en aille, et, s'en retournant, il met
le pied entre le train et le quai et se retrouve par terre.
Il a
du se faire super mal, mais ça m'a fait rire. Puis il a du
avoir peur quand même, et j'aurais pas trop aimé le voir
se faire arracher la jambe.
vendredi 03 décembre
Ouééééééé mythique ce que je ressens pour lui n'est pas réciproque :) :) :) !!!!!!
Je
suis forte, je suis solide, je suis forte, je suis solide, je suis
forte, je suis solide, je suis forte, je suis solide, je suis forte,
je suis solide, je suis forte, je suis solide, je suis forte, je suis
solide, je suis forte, je suis solide, je suis forte, je suis solide,
je suis forte, je suis solide, je suis forte...
Bon, ok,
j'arrête.
Et je me mets à couiner comme une
malheureuse.
Vous aimeriez bien, hein...
Et ben NON.
Parce
que JE SUIS FORTE ET SOLIDE.
Je me sens bizarre.
C'est mieux
comme ça.
Je suis une connasse de rêveuse débile
qui croit que tout peut arriver.
Mais c'est tellement mieux quand
les choses sont au clair, bien posées par terre, bien à
plat. Moi j'ai envie de m'y vautrer, par terre, et de hurler mon
hoooooooooooorrible douleur.
Pourtant je n'ai rien appris que
j'ignorais. Juste que je devais arrêter de tirer des plans sur
la comète.
Quand je rêve, je préfère
avoir un peu d'espoir, et là, ben je suis pas capable de me
mentir autant qu'il faudrait pour réussir encore à
croire ça vrai quand je m'endors en imaginant que je suis dans
ses bras.
Et comme je suis aussi une connasse de réaliste, je ne parviens pas à déterminer si ce qui me fait le plus de mal est de savoir qu'il ne ressent vraiment rien pour moi, ou de savoir que je ne pourrais plus jamais profiter de ce qu'il a entre les jambes. Chier.
Putain. Je me fais pitié.
'Savez, moi, je veux juste quelqu'un pour me prendre dans ses bras de temps en temps.
Et
j'en viens à me demander si je saurais me faire aimer, un
jour.
Ce qui me gène, c'est d'avoir passé tant de
temps à critiquer les gens qui sont malheureux parce qu'en
manque d'amour...
Je
m'invente ma douleur.
Ben oui, puisqu'elle est conséquence
des choses que je me suis inventées.
Pourquoi "tétra" ça veut dire quatre ?
Zéro
: zéro, un, zéro, zéro - trente : pi sur six,
racine de trois sur deux, un demi, racine de trois sur trois –
quarante-cinq : pi sur quatre, racine de deux sur deux, racine de
deux sur deux, un – soixante : pi sur trois, un demi, racine de
trois sur deux, racine de trois – nonante : pi sur deux, zéro,
un, rien. Avec deg, rad, cos, sin, tg.
<>Vérification...
C'est juste ! Sauf que ben c'est vachement moins marrant que les
poésies de l'école
primaire. Et que par rapport à
tous les trucs que je dois retenir...
J'ai regardé s'il
était encore temps de s'inscrire en candidat libre pour
repasser les trois épreuves que j'ai loupées au bac.
Mais non, plus depuis quinze jours. J'étais pourtant motivée.
J'étais sortie de classe hautement désespérée
et j'avais presque hurlé : "Je veux aller à
l'université faire des études de lettres !" Alors
on m'a rétorqué, puisque c'était foutu : "Tu
n'as plus le choix maintenant, faut vraiment que tu bosses !"
Une conclusion comme ça, c'est si simple que ça ne
peut qu'être juste, alors j'ai décidé d'y
adhérer, et je travaille. - [Bon, quand même ça
ne m'a pas empêchée de perdre une petite demie-heure
pour écrire une lettre au Père Noël, mais ça
m'amusait vachement.] - Un peu plus qu'avant. C'est que je ne
voudrais pas reprendre le même refrain que celui qui a bercé
ma terminale : "Je voudrais travailler, mais j'y arrive pas..."
Il fallait mettre fin au culte de l'erreur, et décider
d'être parce que je peux réussir plutôt que parce
que je peux me tromper.
La vérité c'est que
naturellement j'ai tendance à vouloir me placer dans l'état
énergétique le plus bas. Mais comme dirait le prof de
chimie, si ça n'est pas votre cas, alors vous êtes un
anormal, voire même une aberration de la nature. Il a beau
avoir un humour débile à deux balles, j'en suis fan.
Et
tout à coup l'idée de Noël tourne à
l'affreusement pathétique. La vie c'est vachement intéressant,
mais y'a des gens sacrément déprimants. J'avais jamais
imaginé que je pourrais aller me coucher à 10 heures le
soir de Noël.
Merde à la fin. Enfin non, merde avant
même que ça ait commencé. Parce que Noël en
France, y'a de la brioche au sucre, quand même. Et c'est
drôlement bon.
Laissez-moi rire. Oh putain.
J'aime ma
capacité à faire de tout un drame. Merde. Ce serait la
première fois que je passerais Noël avec juste mon frère,
ma soeur, mon papa et ma môman, et j'aurais tendance à
trouver ça vraiment glauque. Mais c'est vrai que l'idée
vient juste de me tomber dessus assez violemment, et que pour rappel
je suis un être humain, ce qui malheureusement signifie que je
suis vachement hostile à la nouveauté.
Puis
derrière tout ça, y'a une grosse thématique que
je n'arrive pas à définir, un gros flou dans mon
cerveau : d'où viens-je ? Des choses que je méprise de
loin. Un attachement à la "contrainte" familiale. Je
suis masochiste, presque. Quel âge ai-je ? Je crois que
j'essaie de donner du sens, que malgré tout, j'ai un terrible
besoin de sens, et le seul moyen d'en donner à Noël, je
fais sûrement l'erreur de croire que c'est de se taper les huit
heures de trajet jusqu'à l'endroit où, grégaire,
vit toute ma famille assez proche. Arf... Et si on fêtait juste
les jours qui cessent de raccourcir, et la naissance du petit Jésus,
aussi, pendant qu'on y est...
Je crois que c'est l'effet
avant-après. Sans doute. Chaque année revoir les
cousins, et se raconter globalement ce qu'il s'est passé dans
nos vies en un an, ce qui permettait finalement de faire une sorte de
point, et de se lancer dans une nouvelle année. Mais ça
c'était l'époque où nous parlions ensemble, et
finalement, c'est de l'antique, vu les divergences d'esprits et le
trop inconnu des gens qu'on ne voit qu'une fois par an. Je n'ai pas
assez grandi avec eux pour leur être vraiment attachée
et pour prétendre les connaître.
Bref, je sais bien
que ces relations de famille, c'est du vide moribond. Mais allez
savoir pourquoi, j'y suis attachée.
C'est marrant
comme les choses sont plus dramatiques quand on se laisse emporter
par la logique de ce qui devrait être. La réalité,
c'est vachement moins excitant que ce qui devrait être, mais
c'est moins dramatique quand on l'analyse froidement. Je préfère
la logique de ce qui devrait être. La réalité
froide, ça me déprime d'une manière plus
vicieuse.
Je
préfère mon monde en noir et blanc que le réel à
dominance grise.
Excusez-moi.
C'est ce qu'il me reproche, je
crois.
Trop grande maintenant, la météo est
seule responsable de mes humeurs :

mercredi 01 décembre
Et...
Vous aviez remarqué que ça voulait rien dire, l'article "Paysage" ?