mardi 30 novembre
Lundi 29 novembre
Merde. C'est le drame
classique : le post long et dont on est pas mécontent qu'on
efface par accident. Ne vous moquez pas.
Après vous savez
bien que quoi que vous puissiez faire, ce sera du déjà
vu.
Je me plaignais de la
saison, concédais banalement que s'il n'y avait pas d'automne
le printemps ne serait pas appréciable à ce point, et
puis je me réjouissais que dans 22 jours ceux-ci rallongeront.
Brièvement, j'abordais mon besoin d'être bêtement
câlinée, bien typique en cette saison, d'aller me
réchauffer contre quelqu'un d'important pour moi. Je n'ai pas
confiance en mes capacités sentimentales, alors je me mettais
en doute : veut-on vraiment en cette saison des caresses de quelqu'un
que l'on aime, ou ne veut-on plutôt pas l'aimer pour se
justifier de vouloir des caresses et de les accepter quand l'occasion
d'en recevoir se présente ?
Heureusement que l'on a
toujours une chanson pour se justifier, et que c'est toujours la même
: "Celles qui ont l'habitude qu'on les cajole ignorent la
solitude que rien ne console." Bénabar.
Le problème
dans cette saison, c'est qu'il fait froid, humide et sombre. Puis lui
pour qui je remets en question mes sentiments et moi ne sommes pas en
très bons termes en ce moment. Et si j'exclus son corps de la
liste de ceux dont j'aimerais profiter de la chaleur, ça
donnerait un peu comme s'il n'y avait plus eu d'encre dans mon stylo
quand j'avais voulu écrire les suivants. C'est un peu
embêtant, en fait, et les sentiments, ça n'aide pas.
Pour finir, je ne parlais
de rien. Du range parapluie à la Fnac, c'est pour dire...
lequel était, malgré l'écriteau collé
dessus, reconverti en poubelle.
Puis il y a eu le gosse dans le
bus qui semblait vraiment heureux de pouvoir s'asseoir n'importe où
et surtout là où ce n'était pas fait pour ça.
Ça me faisait penser à moi il y a quelques années,
quand je m'affalai par terre dans les mauvais jours, sans mot dire,
et cherchai toujours, dans les meilleurs, le poste le plus haut
perché, et babillai, bien vivante.
C'est un peu comme
quand je m'assieds sur le plan de travail dans la cuisine pour
raconter des conneries à ma mère.
Finalement, je suis
peut-être devenue un peu trop grande : je n'ai pour seul
intérêt que la météo, et je la rends
responsable des aléas de mon humeur.
Novembre ne veut pas
dire déprime. Décembre ne veut pas dire "Chier les
cadeaux de Noël, qu'est-ce que je vais acheter...?" Alors
moi je veux rire, alors je ris de moi, car c'est ce que j'ai de plus
simple, et bien sûr ça ne fait rire que moi.
Deux envies matérielles : un calendrier de l'Avent playmobil dont j'ignorerais ce qui se cache dans les petits paquets (enfin, je ne sais même plus si ça existe, les calendriers de l'Avent playmobil), mais vu que l'Avent ça commence mercredi, je peux toujours me brosser, et d'avoir une jupe ni longue ni courte en velours noir, ou peut-être pas, qui irait bien avec des chaussettes à rayures et n'importe quoi en haut, avec laquelle je me sentirais simplement remarquable.
Et puis d'aller prendre ma douche, et de revenir après dans ma chambre m'envoyer une tasse de thé avec un bout de gâteau.
Notez que ça serait
mieux pas toute seule, ça. J'aurais bien partagé mon
gâteau, mais vu l'heure je ne trouverais personne prêt à
ça.
Internet, quand on l'a chez soi, ça peuple
quand même vachement.
Des gens me manquent. A certains de
ceux-là j'écris des lettres d'insultes. D'autres
j'omets de les appeler.
Je voudrais bien savoir où ça en est, entre nos engueulades, avec l'autre, là.
Commentaires
rien d'exceptionnel, mais j'aime beaucoup cet article.
Re : Rêveuse
Bah merci :)
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=11038&pid=195838
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :