mercredi 24 novembre
Bêêêêê
Mardi 23 novembre
Le
soir quand je n'arrive plus à travailler, je regarde par la
fenêtre celles d'en face quand elles sont éclairées.
Si des gens regardent la télé avec les rideaux tirés
alors ça clignote et c'est joli. Et puis il y en a d'autres
qui ont déjà un sapin de Noël...
Mon miroir qui était en verre est actuellement en post-it. Mouais... tout de suite ça le fait moins. Et puis, un miroir en post-it, ça ne peut plus remplir sa mission première, mais comme je n'ai plus le temps de me regarder, finalement ça m'importe peu. Je ne regarde même plus les chaussettes que je mets le matin, alors parfois elles sont dépareillées. >
Quand je suis sortie de l'examen je me suis félicitée de n'avoir trouvé aucun résultat, oui, parce que comme ça, quand tout le monde demandait : "T'as trouvé quoi à l'exercice 3 ?", je n'ai rien pu répondre, et ça m'a évité de devoir crier pour défendre mon résultat ; c'est qu'en sortant de l'examen, je n'avais pas tellement envie de crier, je me serais plutôt collé l'auto-collant "Automate hors service" que j'ai pris – oh comme c'est étonnant – sur un automate hors-service en attendant le bus hier soir, pensant justement que ça serait utile pour ce genre de situation. Et puis, n'avoir trouvé aucun résultat, ça implique de n'avoir fini aucun exercice, alors les gens qui ont trouvé des résultats ont plus envie de vous plaindre que de vous démontrer que leur résultat est plus juste que le vôtre.
(Dîtes, c'est quoi, déjà, la différence entre le futur et le conditionnel, au niveau de la terminaison dans les conjugaisons ?)
En rêvassant devant la fenêtre et les traînées des avions qui passent sans cesse, je me suis surprise à faire du calcul vectoriel, et de la physique, alors comme ça, finalement, j'avais l'impression de m'être utile quand même. Ce qui est cool, c'est que parmi les avions, y'a des gros qui sont très hauts, qui arrivent à, ou partent de Genève, et puis des petits pour ici. Parfois même y'a des oiseaux. Alors comme ça, finalement, on n'a pas le temps de se lasser. En se rapprochant de l'infiniment petit, on arrive aux moucherons comme celui qu'il y avait dans mon assiette l'autre soir.
Les oiseaux, souvent, ils se posent sur le grand arbre jaune devant ma fenêtre, tout en haut. Quand c'est des corbeaux, ils n'y tiennent pas, la branche ploie. Les moineaux, quand ils aarbrissent trop vite, ça doit être à cause de l'élasticité naturelle de la branche de l'arbre, et donc de la force de rappel, ils se font catapulter.
Non,
décidément, je ne comprends pas les gens qui ferment
leurs volets la nuit. Parce que Annabelle the Sheep ça va un
moment...
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